Publié le mardi 2 juin 2009

Réflexions du fauteuil : le capitalisme américain est mort

02 06 2009

"Réjouis-toi, le gouvernement paye les frais funéraires".

General Motors, la plus grande entreprise privée du monde au 20e siècle et le symbole du capitalisme américain et de sa domination internationale est maintenant la propriété à 61% du gouvernement.

GM est le dernier clou dans le cercueil de la conception qu'ont les Américains du capitalisme libre et sans entraves. Depuis un an, si le gouvernement n'était pas intervenu massivement pour soutenir les banques et les autres grandes composantes du système financier, il aurait implosé. Mais il y a des limites à ce que le peuple peut supporter sans se révolter. Quand il réalisera que malgré les centaines de milliards dépensés, des entreprises vont quand même disparaître, il y aura un effet de ressac. Le gouvernement ne pourra pas continuer à dépenser sans compter en pure perte.

Je ne crois pas à la survie de GM, ni à celle de Chrysler. Le marché nord-américain n'est pas prêt pour l'achat de petites voitures économiques. On rêve en couleur à Washington. Le bon peuple ne va pas du jour au lendemain abandonner les symboles de prospérité financière que sont leurs VUS et autres grosses cylindrées pour des Fiat 500 et des petites voitures hybrides. Puis entre vous et moi, croyez-vous que le gouvernement est le meilleur gestionnaire pour faire prospérer une entreprise?

Pendant que l'Europe se réorganise, que la Chine et l'Inde et la Russie s'en sortent pas trop mal et que les pays émergents continuent à émerger, les États-Unis vont continuer à s'enfoncer en essayant de sauver les restes de leur système en pure perte. Le capitalisme américain est bel et bien mort. Il ne reste plus qu'à déterminer la date des funérailles.

Il y a du nouveau sur Les petites vites et Les bulles.